Wildeshausen
„Wildeshausen, c’est trop beau pour ne pas s’y arrêter“.

„Wildeshausen, c’est trop beau pour ne pas s’y arrêter“. Tel est le premier slogan publicitaire de la ville et c‘est certainement une phrase pleine de vérité. L auteur de ce livret  (Leo Kurth), qui depuis des années est en contact avec un grand nombre de vacanciers de notre ville, le remarque d’ailleurs toujours autant. Nos visiteurs s’enthousiasment devant ce paysage et s’étonnent de toutes les beautés de la vieille ville de Wittekind, qui est chargée d‘histoire et est pourtant si moderne.

Pour que les gens se rendent compte de la beauté du parc naturel de « Wildeshauser Geest », l’office de tourisme propose des cartes postales – ou plutôt des cartes d’information. L’idée est simple. Chaque photo est accompagnée d’une petite description. Ainsi, l’heureuse personne qui recevra cette carte postale aura tout de suite une image plus précise de Wildeshausen et sera peut-être envieux de découvrir la ville et son paysage.

Ce petit livret est un catalogue des cartes d’information ; c’est un petit apercu de ce qui attend un visiteur à Wildeshausen.

Leo Kurth

En tant que stagiaire à la mairie de Wildeshausen, j’ ai eu la grande chance de pouvoir traduire une partie de ce livret. J’ai ainsi pu découvrir cette ville dont j’entendais souvent parler dans ma région. Je suis en effet originaire d’Evron ; ville jumelée avec Wildeshausen depuis 1981.

Marina Mézière

La station climatique de Wildeshausen

La station climatique de Wildeshausen (= Luftkurort) est très connue et les habitants de l’ancienne ville de Wittekind en sont fiers. Wittekindstadt est la ville la plus ancienne de l’ancien Land d’Oldenburg. Cette petite ville, au centre de Wildeshauser Geest, est entourée de grandes forêts, de prés et de plantations de bruyères. Les visiteurs interessés par cette « cure » se sentent très vite à l’aise dans le parc naturel de Wildeshauser Geest.

Il existe en effet beaucoup d’installations et notamment : Le Kurpark près du fleuve Hunte avec son abri en forme de coquillage pour les concerts (= Konzertmuschel), son petit bassin pour les bains de pied (=Kneippanlage), un grand espace vert pour se reposer, une piscine couverte, un sauna, des soins thérapeutiques…..
Les naturalistes apprécient plus particulièrement le sentier pédagogique dans la petite forêt du « Lehmkulen ».

Différents sports peuvent également être pratiqués : les balades à cheval (très appréciées), le tennis, le vol à voile, le parachutisme, le mini-golf, les promenades sur le fleuve Hunte, le parcours de santé dans le parc Krandel (parc de détente et de loisirs)….Et bien d’autres encore. Les excursions à pied et en vélo sont à rajouter à ce fascinant paysage naturel ; paysage où l’on peut également admirer ces grandes pierres préhistoriques (Hügelgräber, Pestruper Gräberfeld…) qui datent de l’âge de pierre et de bronze.

Le nouveau centre-ville fait également partie de ce paysage avec son cours d’eau, ses fontaines, son histoire (dates) gravée sur certaines pierres de la ville, sa rue où l’on peut exercer nos cinq sens et naturellement l’ancienne image de la ville.

Kurpark

LeBlick aus St.Peter Kurpark (= parc de traitement) avec sa fontaine, son bâtiment en forme de coquillage pour les concerts et son petit bassin est comme une pierre précieuse au cœur de la station climatique de Wildeshausen. De la Burgberg, c’est à dire de la colline avoisinante, on peut admirer la beauté de tout ce paysage, au bord du fleuve Hunte. Ce fleuve, ainsi que les nombreux canoes et les bateaux à rames très colorés, donnent à ce parc une image très harmonieuse.
Pendant les mois d’été, les traditionnels concerts de Wildeshausen se déroulent tous les dimanches à 11h00 dans ce parc.

Le dimanche de la Pentecôte, tard dans la soirée, un événement particulièrement important a lieu dans ce parc. L’office de la guilde de Wildeshausen, existant depuis 1403, tire un feu d’artifice pour ouvrir la traditionnelle fête de la guilde. Tous les ans, le défilé des officiers de la guilde, ainsi que le grand couvre-feu ont lieu ici.

 

 






                                           
Burgberg

Blick v. Burgb
A la fin du 12ème siècle, un château médiéval a été construit par les comtes d’Oldenburg – Wildeshausen sur la Burgberg. Aujourd’hui, ce nom rappelle qu’il existait auparavant un château ; qui changea d’ailleurs souvent d’apparence. Autrefois, le fleuve Hunte avait plusieurs bras, l’un menait directement au château. Deux ponts-levis sur la douve du château protégeaient les habitations et les murs.

En 1529, la ville de Münster occupa le château. Le maire et ses conseillers furent emprisonnés dans la tour. Au 17ème siècle, le château commenca à tomber en ruines. En 1789, le peu qui restait de la tour fut démoli. La colline Burgberg est cependant toujours entretenue aujourd’hui.
Après la première Guerre Mondiale, un monument fut érigé sur la colline en souvenir des victimes de la guerre. Après la seconde Guerre Mondiale, les noms des victimes de cette guerre furent ajoutés.
De Burgberg, on peut apercevoir le Kurpark avec sa fontaine et son abri en forme de coquillage (= Konzertmuschel), où ont lieu tous les dimanches d’été des concerts. On peut également admirer au loin l’ensemble du paysage de la «Welgemarsch » à la montagne « Katenbäker ».

L’ Eglise Saint Pierre

Une cérémonie universelle datant du 27 novembre 1998 a réouvert l’église de Saint Pierre. Du 2 août 1997 à cette date, les catholiques purent prier dans l’égliseSt.Peter (Winter ) d’Alexandre. En fait, l’église a du être fermée à cause de problèmes de constructions. Il a fallu 16 mois pour reconstruire.
Cela vaut donc la peine de jeter un coup d’œil sur l’histoire de Saint Pierre :
En 1699, les suédois obtinrent définitivement Wildeshausen. Depuis lors, la messe luthérienne est fêtée dans l’église d’Alexandre. Les prêtres (=Chorherren) de la fondation Saint Alexandre partirent ensuite pour Vechta et emportèrent avec eux les reliques d’Alexandre. Elles reposent toujours dans l’église Saint Georg à Vechta.

 Toujours la même année, les catholiques achetèrent une maison avec une grange, qui devint ensuite une « église semblable à n’importe quel bâtiment ».
 De 1700 à1803, Hannovre dirigea la région et les catholiques n’eurent alors pas le droit de construire une église. Cependant en 1810, lorsqu’Oldenburg eût repris Wildeshausen, les catholiques furent libre et purent suivre librement leur religion. Ils construirent leur église, qui ouvrit ses portes le 24 novembre 1811. Cependant, à cause de certaines erreurs de constructions, devenues trop dangereuses, l’église fut à nouveau fermée. L’église actuelle fut finalement construite en 1824, mais sans la tour. Celle-ci ne fut érigée qu’en 1910.
 Ce petit apercu nous prouve une longue période de coexistence difficile entre les religions. La plaque funéraire, accrochée sur le mur au sud de l’église, provient encore de l’église d’Alexandre. Derrière l’église, dans la rue Wittekind, se trouve la Waltberthaus    (= maison de Walbert) qui était autrefois une école et est maintenant devenue le lieu de rencontre de la paroisse.

La place du marché

 La place du marché forme le centre de « Wildeshausen historique ». Sa principale caraBrunnen-Alte Apctéristique : les pignons pointus des maisons environnantes. Aujourd’hui, des facades en pierres ont remplacé les pignons en bois. En plein milieu de cette place se dresse la fontaine du marché datant de 1747 et construite par Monsieur Theophil, un artiste de Brème. A l’origine, cette fontaine procurait de l’eau potable aux gens et aux bêtes, lorsqu’ils passaient dans la rue flamande (rue du commerce). Selon la légende, une Irmensäule (= colonne) se trouvait ici au Moyen-Age. Une fois que la ville fut conquise par Münster en 1529, le maire Jakob Lickenberg fut décapité. Une grande pierre ,sur cette place du marché, rappelle cette tragédie. L’hôtel de ville et son carillon, construits en 1990, redonnent à la place du marché son ancienne apparence. 





La mairie historique

 La mairie, une grande et élégante construction en briques, se distingue par son pignon gothique en forme d’escalier. Cela donne à la place du marché un caractère unique.
 Quand en 1270, Erzbischof Hildebold, natif de Brême, donna à Wildeshausen le statut de ville, il leur offrit également le terrain pour construire la mairie. Wildeshausen appartint longtemps à Brême. Et en souvenir de ce « don », une haute barre de fer, portant les clés de Brême, orna pendant longtemps le sommet de la mairie historique. Aujourd’hui, ces clés sont remplacées par une girouette. A l’époque où Wildeshausen avait sa propre juridiction, la mairie était alors le lieu où se tenaient les affaires juridiques et servait également de prison. Aujourd’hui encore, la salle en haut de la mairie historique est utilisée comme pièce officielle pour les conseils municipaux. Et comme toujours, l’ancienne mairie joue un grand rôle lors de la traditionnelle fête de la guilde à la Pentecôte.

Le carillon

 Le pignon nord de la nouvelle mairie (inaugurée Glockenspiel mit Figurenumlaufen 1990) est orné d’un carillon avec des rotations de personnages qui rappellent l’histoire de Wildeshausen. En premier apparaît Bischof Hildebold qui donna,en 1270, le statut de ville à Wildeshausen et la place pour la construction de la mairie. Ensuite arrive l’office de la guilde avec des officiers, des tambours et deux sentinelles. Puis apparaissent un berger et son mouton, une tanneuse (= Weißgerberin), un paysan, un marchand avec son cheval et son attelage. Le soir (c’est à dire à 18h00) ,apparaît le veilleur de nuit avec son cor. Nous remercions la ville de Düngstrup qui, en collaboration avec la ville de Wildeshausen, a réalisé ce carillon. Les piétons s’arrêtent toujours autant devant ce carillon et écoutent les célèbres mélodies.




La fête de la guilde

 « Encore….. Jours Schwarzröckeavant la Pentecôte ». Beaucoup de personnes à Wildeshausen peuvent à tout moment compléter correctement cette phrase. La Pentecôte est pour les habitants de Wildeshausen synonyme de la « Gildefest » (= fête de la guilde), c’est à dire une semaine entière de festivités. De 1403 à aujourd’hui, l’office de protection de la guilde reste très fidèle à la tradition de la ville de Wittekind : Le maire est le général de la guilde.

 D’ailleurs, une vieille expression est bien connue : «La ville de Wildeshausen est la guilde des officiers et la guilde des officiers est la ville de Wildeshausen ». Les chapeaux, portés par les officiers lors de la fête de la guilde rappellent la sculpture en granit bâti par A.Boldt. Cette œuvre d’art, appelée « Zylinder », se trouve dans le centre-ville. A cet endroit, on se souvient de l’année 1403 et de la « fraternité des 10 000 chevaliers », qui a d’ailleurs permis de former l’actuelle office de la guilde.

 

L’Eglise d’Alexandre

 L’EglisAlexanderkirch-Gesamtansichte d’Alexandre fut fondée par Charlemagne en 814 ; c’est à dire au temps des Carolingiens. En 807, Waltbert, un petit-fils de Wittekind, le duc saxon, transporta les reliques de Saint Alexandre de Rome à Wildeshausen, en passant par les Alpes. Alexandre fut exécuté avec sa mère et ses six frères lors des persécutions des premiers chrétiens. Waltbert légua son domaine á la fondation Saint Alexandre, appelé « Alexander-kapitel ». Cela devait encourager le christianisme dans les régions environnantes ( Lerigau, Largau ). Wildeshausen devint un grand lieu de pèlerinage ; ce qui encouragea la reprise économique de la ville. L’église et la fondation possédaient beaucoup de bijoux et d’objets précieux. L’église et la salle des chapitres (= Kapitelsaal) (aujourd’hui devenue la sacristie) étaient richement décorées avec des tableaux. Mais pendant la guerre de Trente Ans, la ville fut occupée par les Suédois et beaucoup furent perdus. L’église d’Alexandre est la seule basilique du Land d’Oldenburg. A l’extérieur, on peut voir différents styles de constructions : une frise romane sous le premier toit, puis ensuite une alternance de formes gothiques et romanes. Après une longue période de constructions, l’église fut réouverte en 1270. Pendant la rénovation, les fresques artistiques et historiques ont été détruites. L’église d’Alexandre est la plus grande œuvre d’art de Wildeshausen, bien connue même en dehors de la région. Les connaisseurs en musiques religieuses apprécient les concerts spirituels du nouvel orgue « Kleuker-Orgel » installé en 1970.

Autour de l’Eglise d’Alexandre

 En suivantRemter mit Kantorsbogen la rue Kirchstraße, nous arrivons à la rue « Splendeur » (= Herrlichkeit) ; rue où l’on trouve cette grande allée de tilleuls. La tour ouest de l’église d’Alexandre, construite avec d’énormes rochers en granit, est mise en valeur par un grand espace vert. A l’origine, l’église avait deux tours qui s’effondrèrent en 1214 et 1219. Les armoiries de Wildeshausen rappellent encore ces deux tours. L’actuelle grande tour fut érigée à leurs places en 1224. Le « Remter » (= maison de chapitres), longtemps appelé « vieux cloître » dans le langage populaire, et le « Kantorsbogen » mènent directement à l’entrée de l’église. Le Remter fut construit entre l’an 900 et 1000. C’est le bâtiment le plus ancien du Land d’Oldenburg. Il est encore habité aujourd’hui. Au Moyen-Age, le réfectoire et le dortoir des « Kanoniker » (= chanoines, prêtres) se trouvaient ici. Ils y ont mené une vie très spirituelle semblable à celle d’un moine. L’église d’Alexandre est l’une des plus belles églises médiévales de l’Allemagne du Nord.

Les rues Westerstraße et Huntestraße

 WesterstWesterstraße-Blick zu St. Alexanderraße et Huntestraße sont les rues principales de Wildeshausen. Au Moyen-Age, elles faisaient partie de la grande rue commerciale « Vlamsche Strat ». En 1995, la B213 (= National 213), qui traversait auparavant la ville, fut déviée. En remplacement, on donna le nom de Wester et de Hunte à ces deux rues. Elles sont maintenant devenues des rues piétonnes et la circulation est très réduite. Le nouveau centre-ville de Wildeshausen fait donc envie à beaucoup de villes environnantes.

 Ces deux rues sont facilement remarquables grâce aux arbres plantés de chaque côté. Dans ces rues, l’histoire de Wildeshausen, de la préhistoire à notre époque, est retracée sur 560 mètres de long et ce sur des pierres de granit incrustées dans le sol. A cela s’ajoutent les sculptures retracant les évènements principaux de l’histoire de Wildeshausen. Sur le trottoir oriental, les promeneurs peuvent patoger dans un cours d’eau de 40 cm de large et 12 cm de profondeur. Les fontaines sont également très attrayantes. Les « Tor-Bauwerk » (= portes d’entrée) à l’extrémité de ces deux rues délimitent en quelques sortes le centre-ville et nous permettent d’avoir une petite image de la ville à l’époque où elle était encore entourée par des remparts. Dans ces deux rues, la chaussée et les trottoirs ne sont pas du tout séparés l’un de l’autre. L’Huntestraße est d’autant plus agréable qu’elle fait travailler nos cinq sens à travers des objets originaux.